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Ce blog vous invite à découvrir plus amplement l'approche innovante de la méthode SCRIPT-ACTION.
Chaque semaine, de nouveaux articles vous offrent des réflexions sur des sujets qui ont trait avec les démarches d'épanouissement personnel durable de cette méthode. Quelques astuces, conseils, suggestions émaillent ces chroniques pour enrichir votre pratique d'Ecriture Active.
Votre Vie est un vaste jardin : à vous de le cultiver pour l'embellir de jour en jour...

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LE BLOG DE LA METHODE SCRIPT-ACTION

Mercredi 28 mai 2008

 

L'arrivée de la blogmania a donné un sérieux coup de fouet à la pratique du journal intime qui fut longtemps rattachée, dans la représentation collective, à une occupation affectionnée par des adolescentes un peu fleur-bleue, rêveuses et romantiques. Aujourd'hui, plus rien à voir avec cette image un brin désuette. Même son nom a évolué. Ainsi parle-t-on de blog dans sa configuration intéractive sur Internet et dans sa version plus classique, nous trouvons l'appellation « journal personnel » ou bien encore « diary » avec une coloration anglo-saxonne. La vocation reste néanmoins la même : se raconter, laisser une trace matérielle de ce que nous vivons (tous les jours pour les plus courageux/courageuses d'entre nous).

 

Rédiger son journal est un excellent début pour se familiariser avec la pratique régulière de l'écriture. Pour autant, il ne faut pas s'y tromper : l'exercice n'est pas simple. L'angoisse de la page blanche pointe de temps à autre le bout de son nez et a parfois vite fait de venir à bout des meilleures intentions et motivations rédactionnelles. Le journal personnel se pratique sans filet. Liberté totale d'expression (ou plutôt de rédaction) mais ce qui veut dire aussi qu'il n'y a pas de structure sur laquelle s'appuyer pour faire avancer ce projet. Tout est à faire du début à la fin. Nous sommes typiquement dans la pratique d'une activité de créativité pure.

 

Le contenu du journal varie assez peu. Il suffit, pour s'en convaincre, de lire quelques opus disponibles sur la blogosphère. En effet, nombre de blogs sont répertoriés dans la catégorie « journal intime » des hébergeurs. On y découvre avec plaisir les aléas de leurs auteurs qui nous racontent des morceaux choisis de leur quotidien. L'auteur finit par devenir proche en faisant partager ses états d'âme, ses coups de coeur, ses coups de gueule parfois mais aussi et surtout son regard sur toutes ses expériences de Vie. Le journal personnel permet de décaler son propre regard, celui que l'on peut avoir dans le vif de l'action. Rien que ce changement de perspective procure déjà un sentiment agréable de meilleur contrôle sur son existence. Oui mais voilà : la plupart des diaristes en restent là...

 

La rédaction d'un journal personnel correspond souvent à un archivage de chaque expérience vécue après avoir fait l'inventaire des éléments qui lui sont propres. La plupart du temps, nous pouvons également observer une volonté d'oublier dans l'endroit le moins accessible de « l'entrepôt » les expériences les plus négatives ou tout du moins celles qui ont été les plus désagréables à vivre. Normal, c'est humain. Oui, mais quel gâchis ! Cela fait penser aux réserves des musées : elles recèlent de véritables trésors oubliés dans un coin faute de n'avoir jamais été mis en valeur.

 

Le journal personnel permet de porter un autre regard sur soi-même. Cette notion du regard est capitale dans sa rédaction. C'est sûrement ce qui incite un certain nombre d'entre nous à franchir le pas pour l'exposer au regard des autres. Bien sûr, il y a une dimension de partage non-négligeable dans la rédaction d'un blog intime mais il y a aussi la recherche du regard de l'autre comme signe de reconnaissance. Ce n'est pas par hasard si les hébergeurs nous abreuvent de statistiques en tout genre sur la fréquentation des blogs. Les visites se traduisent alors par : « des personnes viennent lire mes écrits, cela prouve que je les intéresse. J'existe pour ces personnes ». La reconnaissance est un avantage indéniable du blog à une époque où l'on sait nous dire ce qui ne va pas mais passer sous silence ce que nous faisons de bien. Mais ce n'est toujours pas suffisant.

 

Rédiger son journal est un excellent début pour se familiariser avec la pratique de l'écriture mais nous pouvons aller beaucoup plus loin pour nous épanouir de manière continue et durable. Si le journal personnel se cantonne à un rôle d'observation, la pratique de l'Ecriture Active fait passer la rédaction dans l'action : se construire jour après jour et ainsi progresser. L'Ecriture Active utilise à un moment donné un concept et un outil proche du journal personnel pour mener par la suite un ensemble de démarches qui permettent de nous enrichir de toutes nos expériences de Vie sans exception, à commencer par celles qui sont les plus désagréables. L'avantage indéniable réside dans tous les concepts et outils utilisés qui structurent le cheminement de celles et ceux qui pratiquent l'Ecriture Active.

 

Il n'y a pas d'incompatibilité entre l'Ecriture Active et la rédaction d'un journal personnel. La méthode SCRIPT-ACTION peut se pratiquer de manière exclusive ou bien en parallèle d'un journal personnel (qu'elle viendra enrichir). L'acte d'écriture dispose d'un énorme potentiel quant à notre développement personnel. Multiplions les occasions de nous en servir !

par James BROSSEAU publié dans : MAITRISE DU STRESS & ECRITURE
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Lundi 26 mai 2008
 

Suite à plusieurs questions posées via le site et le blog de la méthode SCRIPT-ACTION, voici quelques précisions quant à l'épanouissement personnel durable.

Tout d'abord, bien plus qu'un concept, il s'agit davantage d'un état d'esprit. L'approche est orientée vers une positive attitude sans pour autant tomber dans une sorte de positivisme aveugle. En effet, le positivisme incite ses adeptes à envisager toute activité avec une issue favorable ou dit autrement obtenir un succès à chaque fois. Désillusions et frustrations deviennent plus difficiles à gérer lorsque l'on s'y trouve confronter. Restons lucides : nous ne connaissons pas que des succès dans notre quotidien. Il nous arrive d'échouer et parfois même avec souffrance (morale et/ou physique). L'épanouissement personnel durable se distingue du positivisme dans le sens où nous ne nous attachons pas à l'issue de chaque expérience de Vie : qu'elle soit couronnée de succès ou bien qu'elle conduise à un échec cuisant, l'approche développée par la méthode SCRIPT-ACTION consiste à considérer que dans tous les cas de figure nous sommes à même de nous enrichir. Les succès et les échecs se situent sur un même pied d'égalité. Mieux encore, l'épanouissement personnel durable se focalise sur les marges de progression car il y a toujours progression. Seule la passivité correspond à la seule forme d'échec, voire même de régression.

L'épanouissement personnel durable nous place dans un schéma de pensée où, quoiqu'il se passe, nous sommes toujours gagnants au final. D'ailleurs, une citation explicite fort bien cette approche. NIETZSCHE a écrit :


Ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts.


Cette approche vis-à-vis de nos expériences de Vie nous permet de cultiver une certaine sérénité et favorise une prise de recul constructive. Nous acceptons nos échecs au même titre que nos succès parce que dans les deux cas, ils sont porteurs de sens et alimentent nos progressions dans tous les domaines de notre existence. D'ailleurs, un autre slogan résume aussi cet état d'esprit orienté vers le progrès personnel :
 

Il n'y a pas de hasard et rien de ce que nous vivons n'est gratuit.


Bien évidemment, il ne s'agit pas de rester en méditation continue : la démarche d'épanouissement personnel durable est bien ancrée dans la réalité. Il ne s'agit pas non plus d'une sorte d'extase permanente où tout est merveilleux et tout le monde gentil et bienveillant. Encore une fois : l'épanouissement personnel durable se développe sur la base d'une approche lucide et concrète. Aussi, parlons davantage d'un état d'esprit ouvert qui développe une forme de sérénité pour mieux accepter nos expériences de Vie sans exception et nous nourrir de tout ce qu'elles ont à nous apporter.





Si notre Vie est un vaste jardin,
alors chaque expérience est une fleur fragile
qui mérite toute notre attention.

par James BROSSEAU publié dans : MAITRISE DU STRESS & EPANOUISSEMENT
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Dimanche 18 mai 2008


Un article a été publié le 13 mai dernier sur le site du journal Les Echos à propos d'un coût potentiellement important pour les entreprise en ce qui concerne les troubles psychosociaux où l'on trouve le stress en première position.
http://www.lesechos.fr/management/actu/4723844.htm

Cet article est fort intéressant car il nous fait prendre conscience de l'ampleur du coût que peut occasionner ces troubles pour une entreprise.

Malheureusement, nous pouvons constater que la majorité des acteurs impliqués dans ce proclèmes restent englueés dans des vieux schémas qui sont au mieux stériles et au pire (à savoir dans une grande majorité des cas) contre-productifs pour de pas dire destructeurs.

Le stress en milieu professionnel ne mérite pas une approche qui consiste à rechercher des responsabilités. Elle ne mérite pas non plus une démarche qui consiste à minimiser les risques de pertes. Et enfin, elle ne mérite surtout pas que s'ouvre une guerre de tranchées dans lequel chaque acteur campe sur ses positions pour faire en sorte que "l'adversaire" ne gagne pas un pouce de terrain. Dans ce système, tout le mode est perdant et en premier lieu les personnes qui souffrent de stress.

Mais plutôt que de critiquer ces pratiques d'un autre âge, il est plus intéressant de proposer des solutions constructives :  
- Le stress suppose qu'on l'aborde ensemble (tous les acteurs concernés) pour trouver de vraies solutions et non mener des négociations de bouts de chandelles.
- Les solutions pour gérer le stress en entreprise n'ont rien à gagner avec une démarche qui consiste à identifier des boucs émissaires. Le travail collectif se doit de respecter un principe d'équité en plaçant tous les acteurs sur un même pied d'égalité. Pas de responsabilité sinon une obligation d'identifier et de proposer de vraies solutions concrètes, pragmatiques et opérationnelles rapidement.
- Les solutions pour gérer le stress en milieu professionnel ne coûtent pas plus chères puisqu'il s'agit d'un mode d'organisation comme les autres (comme ceux qui existent à l'heure actuel et qui présentent leurs limites). La seule chose qui risque de coûter, c'est la diminution des jeux de pouvoir bien en vogue dans un certain nombre d'entreprise.
- Les solutions nécessitent d'envisager deux types d'approche : une orientée gestion et l'autre orientée prévention.
- Les solutions méritent d'être partagées entre, d'une part, les systèmes d'organisation (selon une approche collective), et d'autre part, sur les capacités de chacun(e) à gérer son propre stress (selon une approche individuelle).
- Une prise en compte du stress n'est pas une démarche ponctuelle mais bien continue et permanente au sein de l'entreprise (au même titre que la qualité - d'ailleurs la gestion du stress ne correspond-t-elle pas à la qualité de vie au travail ?). Le stress est une donnée à mesurer et à prendre en compte dans l'élaboration de stratégies pour que celles-ci soit efficaces et couronnées de succès partagés.
- La démarche pour trouver des solutions face au stress en entreprise ne peut se faire sur la crainte de sanctions, bien au contraire. Il est plus constructif et plus évolutif de l'envisager selon les économies réalisées mais aussi et surtout par rapport aux gains substentiels qui seront récoltés avec les solutions apportées.
- Les solutions à apporter en matière de stress entraînent automatiquement des gains RH plus que significatifs.
- Toute situation de stress au sein de l'entreprise mérite de faire l'objet d'un travail spécifique pour, d'une part, le gérer, et d'autre part, pour enrichir le système (afin qu'elle ne soit pas reproduite et que l'on puisse trouver des solutions pour progresser à l'avenir).

Ce ne sont que quelques pistes parmi tant d'autres. Cette approche permet de passer d'une stratégie d'évitement (comme celle développée dans l'article des Echos) à une stratégie de progression (comme celle choisie par la méthode SCRIPT-ACTION). Les choses ne sont ni complexes ni compliquées dès lors que nous ne voulons pas qu'elles le soient... 

par James BROSSEAU publié dans : MAITRISE DU STRESS & ACTUALITE
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Samedi 17 mai 2008

 

Comme mentionné dans quelques billets précédents, considérons que la Vie soit un vaste apprentissage, et ce, de notre naissance jusqu'à nos derniers instants sur Terre. Nous avons tout à découvrir, tout à apprendre, tout à transmettre. Il en est ainsi depuis la nuit des temps. Mais la difficulté réside dans le fait que nous ne pouvons pas tout apprendre. Même si nous disposons aujourd'hui de technologies qui nous facilitent l'accès à de très nombreux domaines, il nous faire des choix, nos propres choix. Notre motivation semble dès lors un filtre essentiel, voire indispensable, pour orienter notre enrichissement personnel et donner du sens à notre existence. Nous pouvons aller jusqu'à affirmer que notre motivation conditionne la qualité de nos apprentissages. Ces derniers comprennent toujours les mêmes étapes successives qui se déroulent selon un ordre déterminé. Nous passons de l'une à l'autre au gré de l'évolution de notre motivation et plus précisément de sa nature. Concrètement, voyons ces étapes avec les évolutions de motivation qui les accompagnent.

 

MOTIVATION ORIGINELLE

La première des motivations peut être assimilée à une caractéristique de personnalité. En effet, il s'agit de la capacité d'ouverture d'esprit ou de la curiosité ou bien encore d'une volonté d'aller à la découverture de ce que nous ne connaissons pas. Sans cet élan initial, difficile d'envisager un apprentissage satisfaisant (à la fois pour l'enseignant(e) et pour l'élève). Certes, nous éprouvons toujours un peu de crainte par rapport à ce que nous ne connaissons pas. L'inconnu nous intrigue et peut créer des peurs qui nous bloquent. Bien sûr, il s'agit d'une motivation que nous sommes en mesure d'alimenter avec le sentiment de pouvoir nous enrichir davantage. Nous avons juste à veiller de ne pas nous endormir sur nos lauriers en considérant que nous en savons suffisamment et que nous n'avons plus grand'chose à découvrir. Cette illusion nous enferme dans une spirale d'appauvrissement inexorable. Cultivons notre envie de découverte.

 

1ère étape : DECOUVERTE <======> NIVEAU NOTIONS

La phase de découverte nous invite à accepter les premières notions avec positivisme. Les jugements, critiques et a-priori en tout genre ont de grandes chances de nous conduire à rejeter avant même de savoir de quoi il s'agit véritablement. Tolérance et accueil bienveillant sont de rigueur pour ne pas nous arrêter dans un cheminement à peine débuter. Il est intéressant de pouvoir envisager les premières notions selon différents angles de vue. Plus ils sont nombreux, plus nous élargissons notre ouverture d'esprit. En procédant de cette manière, nous basons notre découverte sur une approche constructive et non destructive comme dans le cas du rejet prématuré. Tout ce que nous acquérons nous enrichit : seuls le rejet et la passivité nous appauvrissent.

 

1ère EVOLUTION DE MOTIVATION

Après l'envie de découvrir, vient ensuite une motivation qui nous incite à pratiquer nous-mêmes l'activité en question. Il s'agit alors de nous impliquer dans cele-ci pour l'expérimenter directement et non plus en tant qu'observateur comme c'est le cas dans l'étape précédente.

 

2ème étape : INITIATION <======> NIVEAU CONNAISSANCE

La pratique à ce niveau correspond à une phase d'expérimentation. Nul besoin de vouloir brûler les étapes. Restons humbles et modestes pour nos premiers pas. N'exigeons pas une maîtrise parfaite dès le début, bien au contraire. La phase d'initiation est celle des essais qui conduisent à quelques succès mais aussi à quelques erreurs. Nous apprenons autant lorsque nous réussissons que lorsque nous échouons. Les revers et déconvenues ne doivent pas nous dérouter ni nous décourager. Nous ne recommetterons plus les erreurs de débutant(e) par la suite, donc nous progressons. Ces erreurs nous sont fort utiles dans le process d'apprentissage, accueillons-les avec un esprit positif et constructif. Evidemment, ce qui valable pour l'élève est d'autant plus valable pour l'enseignant(e). A vouloir trop attendre de l'élève, on risque de le dégoûter de son apprentissage et de le/la voir baisser les bras rapidement. Le rôle de l'enseignant(e) est fondamental à ce niveau. C'est lui/elle qui, par son accompagnement, va permettre à l'élève de passer à l'étape suivante.

 

2ème EVOLUTION DE MOTIVATION

Les premiers contacts avec le domaine appris permettent d'identifier les points à approfondir. Il s'agit alors d'élaborer un plan qui conjugue subtilement ceux qui nécessite un travail approndi (car niveau insuffisant) avec ceux qui permettent d'entretenir la motivation avec des réussites accessibles (avec le niveau de débutant(e)). Le cocktail succès/échec est un savant mélange qui permet d'alimenter l'envie de progresser. Cette deuxième évolution de motivation amène l'élève à vouloir maîtriser l'activité en question.

 

3ème étape : ACQUISITION <======> NIVEAU MAITRISE

L'élève gagne peu à peu un niveau d'autonomie qui lui permet d'exercer seul(e) une grande part de l'activité en question. Les erreurs sont encore présentes mais dans une moindre mesure. La part des succès augmente, ce qui amène à l'élève de développer son assurance dans sa pratique. L'élève prend quelques initiatives personnelles pour développer son apprentissage de manière autonome. L'enrichissement personnel commence à être significatif, du moins suffisant pour être perçu comme tel.

 

3ème EVOLUTION DE MOTIVATION

Les succès sont de plus en plus nombreux et apportent par conséquent un sentiment de satisfaction et de bien-être à l'élève. Son envie de progresser l'amène à vouloir reproduire de plus en plus cette expérience gratifiante de la réussite. La motivation se porte sur un élargissement des acquis pour diversifier la palette des réussites.

 

4ème étape : PERFECTIONNEMENT <======> NIVEAU EXPERTISE

Au cours de cette étape, l'élève vise à développer sa maîtrise jusqu'à atteindre un niveau de plus en plus proche de la perfection. Le niveau d'expertise permet d'accéder à des niveaux de réussite de plus en plus élevés. Les approximations disparaissent avec la pratique. Cette dernière s'étend sur tous les champs de l'activité en question.

 

ULTIME EVOLUTION DE MOTIVATION

La dernière évolution de la motivation peut s'orienter selon différents axes. Il y a tout d'abord celui qui consiste à transformer l'élève en enseignant(e) pour transmettre à son tour ce qu'il/elle a appris au cours de son apprentissage. En choisissant cette voie, la personne entre dans une nouvelle activité : celle de la transmission de savoirs. C'est une activité à part entière avec ses principes de fonctionnement. Un(e) expert(e) dans un domaine ne fera pas forcément un(e) bon(ne) enseignant(e). Il n'y a que peu de liens entre la maîtrise d'une activité et la capacité à amener des élèves à la pratiquer également.

L'autre voie peut consister à innover dans le domaine en question, c'est-à-dire aller plus loin que ce qui existe et ouvrir de nouvelles perspectives de pratique. L'avantage de maîtriser plusieurs domaines d'activité permet de trouver des solutions dans certains d'entre eux pour en faire progresser d'autres. Aller à la rencontre d'autres experts dans d'autres domaines permet aussi de mettre en synergie les expertises pour les faire progresser ensemble.

 

Que de portes ouvertes abordées dans ce billet... Oui, que d'évidences en matière de formation. Et pourtant... Il n'est peut-être pas si inutile que cela de rappeler des fondamentaux de l'activité qui consiste à transmettre un savoir quel qu'il soit. Nous avons toutes et tous des expériences en tant qu'élèves. Nous avons en mémoire certains enseignant(e)s qui nous donné envie de découvrir et de pratiquer leur discipline. Juste une question (un peu subversive, il est vrai...) : le bilan de vos apprentissages dans tous les domaines de votre Vie fait-il ressortir une majorité ou bien une minorité d'enseignant(e)s ayant su conjuguer à la fois la transmission de leur savoir et le développement de votre motivation ?

Evidences ?...

par James BROSSEAU publié dans : MAITRISE DU STRESS & APPRENTISSAGES
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Samedi 10 mai 2008
 

Nous sommes toutes et tous des êtres uniques. Nous nous distinguons des autres par notre apparence physique, par le timbre de notre voix, par nos gestes, nos attitudes, nos mimiques. Notre unicité tient aussi de notre personnalité. Elle nous semble tellement évidente dans sa réalité et dans son expression au quotidien qu'elle en devient paradoxalement difficile à définir. Si l'on s'en tient à ce qu'évoque le Petit Larousse, elle correspondrait à :

« individualité consciente (respecter la personnalité humaine) – Caractère personnel et original (un homme qui a de la personnalité).

Mouais... Bof, ce n'est pas avec ça que l'on va pouvoir éclairer notre lanterne à propos de la personnalité. Il faut dire que cette individualité consciente fait l'objet de nombreux fantasmes et croyances en tout genre. Ainsi, des chercheurs tentent de savoir si la personnalité est majoritairement innée (sorte d'héritage psychique qui nous serait transmis à la naissance par nos parents) ou bien acquise (forgée par nos expériences vécues dans divers environnements : familial, amical, scolaire, de loisirs, etc.). Nul besoin de querelles de clochers pour savoir qui a raison. La nature faisant bien les choses selon un principe d'équilibre, admettons qu'il y ait une part équivalente de part et d'autre dans sa construction. Mais ce n'est pas le fantasme le plus développé. Celui qui semble tenir le haut de l'affiche consiste « à avoir de la personnalité ». Tant pis pour celui ou celle qui n'en a pas (mais au fait... comment fait-on pour ne pas avoir de personnalité ? Je dois bien avouer au passage que je n'ai pas encore trouvé la réponse à cette question. Il faut certainement chercher davantage ou bien différemment... ou bien les deux à la fois). En revanche, pour celui ou celle qui montre une personnalité affirmée et qui plus est, une personnalité de leader, alors là c'est le jackpot ! Tout devient possible pour eux tandis que pour les atrophiés de la personnalité, seuls une existence en demi-teinte et les rôles d'arrière plan leur sont réservés. Ca, c'est ce que l'on aimerait bien nous faire croire. L'image du (de la) conquérant(e) qui avance sans crainte fier(e) de sa superbe a encore de beaux jours devant elle. Et pourtant... Ne serait-ce pas là un jeu de dupe ? Allez savoir...

 

Pour revenir sur le caractère personnel et original dont parle le Petit Larousse, nous pouvons effectivement considérer que notre personnalité nous confère à toutes et tous un capital qui nous est propre et qui fait que nous sommes uniques au monde. Une personnalité se définit à partir de caractéristiques aussi nombreuses que variées. La combinaison de toutes ces caractéristiques entre elles nous donne un nombre quasi infini de personnalités différentes. S'il n'est pas impossible de trouver deux personnalités parfaitement identiques, il faut bien avouer que les probabilités de se trouver en pareil cas sont vraiment très infimes. Aussi, autant notre squelette sert de soutien à notre corps physique, autant la personnalité correspond au squelette de notre corps psychique. La combinaison des deux corps nous octroie bel et bien notre caractère unique au monde. Le squelette physique et le squelette psychique de tous les êtres humains partagent les mêmes caractéristiques mais varient selon des proportions qui sont propres à chaque individu.

 

S'il est bien une chose que nous partageons toutes et tous en matière de personnalité, c'est que celle-ci comporte à la fois des qualités et des défauts. Perfection n'est pas de ce monde (et c'est tant mieux ! Que d'ennui autrement...). Nous sommes toutes et tous logé(e)s à la même enseigne par rapport à cette réalité. L'accepter n'est pas toujours chose facile, loin de là (surtout lorsque l'on parle de nos défauts). Depuis notre enfance, nous sommes tellement conditionnés pour rejeter tout ce qui n'est pas bien, ce qui n'est pas beau, ce qui n'est pas dans la norme, etc., qu'on finit parfois par se mentir à nous-mêmes pour nous soulager du poids de nos carences et lacunes. Elles deviennent plus acceptables lorsque l'on « a de la personnalité ». Ce n'est pas le nec plus ultra mais mieux vaut montrer des mauvais côtés bien tranchés plutôt que des tendances légères de qualités (cf. ci-dessus le fantasme n°1). La demi-mesure n'a pas bonne presse en matière de personnalité.

 

Avoir de la personnalité équivaut dans le langage commun à présenter des caractéristiques de personnalité bien affirmées qui s'expriment ouvertement (et souvent sans retenu). Il se dégage de cette perception une idée de force, de puissance et dans certains cas de domination qui impose ses convictions. A l'opposé, la personne qui présente une personnalité discrète semble être plus fragile, plus vulnérable et dans certains cas plus soumise et disposée à subir. Face à une telle approche, il peut être bon de (re)lire la fable de La Fontaine : le chêne et le roseau. Nous ne pouvons pas considérer la personnalité comme une donnée figée. Ce serait une erreur de l'envisager comme telle. Reprenons juste nos deux exemples caricaturaux. La personne qui a de la personnalité a forcément des qualités et des défauts. Comme tout le monde elle va chercher à évoluer dans des types d'environnements qui lui permettent de se mettre en avant et majoritairement avec succès (sinon elle s'enferme dans un registre de conflits en tout genre). Si elle ne fait pas évoluer sa personnalité, cela la contraint à rester cloitrer dans ses univers qui lui sont propices. L'inconnu devient une prise de risque avec des échecs potentiellement cuisants. Dans le cas de la personne effacée, sa capacité à s'adapter est plus grande que la personne bien affirmée(à l'image du roseau face au chêne). Mais malheureusement, elle ne vit pas pleinement ses succès faute de ne pas savoir se mettre suffisamment en avant. Une fois encore, si sa personnalité n'évolue pas, elle se fane comme une plante sans lumière.

 

La personnalité est un matériau plastique que l'on peut modeler à l'infini pour développer nos capacités d'adaptation et donc de changement. Mais attention : s'adapter ne veut pas dire subir. A l'image de peintres, nous avons toutes et tous la même palette de couleurs (caractéristiques de personnalité) pour agrémenter notre vie. Il serait dommage de nous limiter qu'à un seul type de couleur ou bien à un seul ton. Apprendre à utiliser cette palette nous offre la possibilité d'embellir notre quotidien. Rien n'est jamais définitif en matière de personnalité. Il suffit simplement de travailler sa souplesse comme nous pouvons le faire au niveau physique. Plus nous restons rigides, plus nous risquons de nous figer sur des cycles répétitifs qui finissent par nous appauvrir. Une personnalité souple nous permet de nous adapter plus facilement aux différentes conditions de nos expériences de Vie et de vivre plus sereinement les changements auxquels nous avons à faire face.   

par James BROSSEAU publié dans : MAITRISE DU STRESS & PSYCHOLOGIE
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