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Ce blog vous invite à découvrir plus amplement l'approche innovante de la méthode SCRIPT-ACTION.
Chaque semaine, de nouveaux articles vous offrent des réflexions sur des sujets qui ont trait avec les démarches d'épanouissement personnel durable de cette méthode. Quelques astuces, conseils, suggestions émaillent ces chroniques pour enrichir votre pratique d'Ecriture Active.
Votre Vie est un vaste jardin : à vous de le cultiver pour l'embellir de jour en jour...

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Dimanche 21 septembre 2008

Un article du Quotidien du 6 Septembre dernier fait état d'une triste communication issue du Pentagone : le taux de suicide dans l'armée américaine montre une augmentation inquiétante. Après plusieurs faits tragiques au sein de nos entreprises en France, après des observations similaires sur le taux de suicide des jeunes japonais scolarisés, il semble bien que l'exposition à un stress extrême conduise de plus en plus de personnes vers une fin dramatique. Nous pouvons presque parler d'un phénomène qui prend l'ampleur d'une épidémie.

Comment ne pas être profondément touché par une détresse si grande, une souffrance que l'on a peine à imaginer ? Quelle tristesse de savoir qu'une personne a choisi cette issue fatale comme seul moyen d'échapper à une réalité ressemblant à un piège qui se referme un peu plus chaque jour. Et puis un jour tout s'arrête. Terminé. Un grand vide à la place et la détresse de celles et ceux qui restent. Qu'est-ce qui peut justifier cela ? L'argent ? Le pouvoir ? La réussite sociale ? Tout cela paraît bien dérisoire au regard du calvaire enduré par la personne qui a choisit de s'éclipser et de celui de ses proches qui n'ont plus d'autres choix que de pleurer et souffrir à leur tour.  

Notre civilisation est en train de se transformer en véritable ogre qui, petit à petit, casse, détruit et supprime tous ses serviteurs. La pression de plus en plus forte et à tous les niveaux ne laisse que peu de possibilité de reprendre notre souffle. Les vagues anxiogènes s'acharnent les unes après les autres pour nous faire perdre pied un peu plus chaque jour.

Pourtant, cette éprouvante actualité ne se cantonne bien souvent qu'en une froide observation qui s'apparente plus à un "comptage de points" sordide qu'à une réelle invitation pour nous sortir tous ensemble de ces ornières dans lesquelles nous trébuchons régulièrement. A la barre des accusés : le stress et ses multiples visages qui ne cesse de faire de plus en plus de victimes à l'échelle planétaire.

Comment ne pas craindre une auto-destruction de nos repères occidentaux à court terme ? Les derniers événements financiers n'en sont qu'un petit volet. Il y bien plus grave, beaucoup plus grave. La multiplication des suicides nous montre à quel point nous sommes en train de perdre le sens même de la Vie. Nous nous enivrons de futilités et superficialités au point de ne plus voir les choses merveilleuses à côté desquelles nous passons tous les jours. Il semble malheureusement que nous oublions bien trop souvent de répondre à nos besoins les plus fondamentaux d'épanouissement et de bien-être au quotidien.

La question revient sans cesse dès qu'un problème se présente : est-il déjà trop tard pour inverser la tendance ? (celle-ci est un standard dès que l'on parle de notre environnement aussi mal en point que nous pouvons l'être). Comment peut-on poser une question aussi débile, sans fondement et annihilante ? La poser laisse entendre qu'il est déjà trop tard. Mais il n'est jamais trop tard, jamais ! Bien sûr, nous pouvons réagir. Bien sûr, nous pouvons inverser la tendance. Bien sûr, nous sommes à même de faire ce qu'il y a de mieux en toute chose. Il suffit juste de le vouloir comme nous l'avons voulu pour détériorer notre situation jusqu'à maintenant.

Besoin d'une révolution ? Que néni. Surtout pas et à aucun prix car cela supposerait de repartir sur un autre extrême aussi destructeur : seules les modalités de destruction seraient différentes que celles que nous pouvons connaître aujourd'hui mais le résultat risque d'être le même, voire pire encore. De plus, la révolution suppose une opposition entre individus et incite les uns à taper sur les autres, à trouver des responsables alors que toutes et tous, à notre niveau respectif, nous portons une part de responsabilité dans tout ce qui arrive. Nous n'avons surtout pas besoin de conflits ni de destructions supplémentaires (merci, nous sommes déjà bien servis...). Nous avons besoin de réapprendre à vivre dans notre environnement, dans nos villes, dans les entreprises, dans nos familles, etc. La liste est peut-être longue mais elle ne doit en rien nous effrayer. Réapprendre à vivre sa Vie d'individu, de membre de groupes (familiaux, amicaux, professionnels, sociaux, etc.), car c'est bien ce dont il s'agit, devient le sésame pour avancer avec bonheur. Cessons de trébucher avec douleur. La Vie n'est qu'un vaste apprentissage. L'envisager comme telle nourrit nos plus beaux espoirs pour demain avec tous les progrès que nous réaliserons ensemble (peut-on encore parler de progression - hormis financière, et encore... - dans la plupart de nos activités aujourd'hui ?).

Le stress n'est qu'une alarme qui nous alerte sur des dangers potentiels et/ou réels qui menacent notre intégrité. Le but du jeu consiste à trouver des solutions non des menaces supplémentaires. Or, en observant et regardant un peu notre quotidien, nous pourrions facilement arriver à la conclusion que nous ne cherchons pas vraiment les solutions à nos difficultés mais qu'au contraire nous orientons notre créativité pour mettre en oeuvre de nouvelles menaces toujours plus fortes et destructrices. Le stress est un syndrôme individuel, il ne peut être généralisé. Chaque personne vit son stress d'une manière qui lui est propre. Il s'agit donc de permettre à chaque personne d'élaborer et de mettre en oeuvre sa propre gestion de stress pour développer un mieux-être sans cesse renouvelé et élargi.  Partant de là, nous pouvons alors extrapoler à tous les groupes auxquels nous appartenons et ce, jusqu'aux plus larges. Ce n'est pas un rêve ni même une utopie mais une réalité facilement accessible que nous pouvons toutes et tous choisir pour demain à condition de vouloir le faire ensemble avec le plus de personnes possible. Pas d'exclusion, pas de rejet mais une saine et stimulante solidarité. Parmi les dernières réalisations de notre société, les plus belles sont celles qui se sont nourries de solidarité. La gestion du stress peut en être une sublime puisqu'elle concerne le bien-être de chacun(e). Nous avons toujours le choix... Continuerons-nous à nous perdre ?

par James BROSSEAU publié dans : MAITRISE DU STRESS & ACTUALITE
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Dimanche 3 août 2008

 

STRESS AU TRAVAIL : ACCORD CONCLU

 

Le 2 juillet dernier, patronat et syndicats sont parvenus à un accord sur le stress au travail qui permet de transposer au niveau de l'Hexagone l'accord européen du 8 octobre 2004. Toutefois, un certain nombre de points (comme le harcèlement ou la violence au travail) ont été écartés de cet accord mais feront l'objet de nouvelles négociations dans les mois à venir.

 

UNE DEFINITION DU STRESS SPECIFIQUE

 

Les parties en présence ont choisi de reprendre la définition du stress au travail telle que proposée par l'Agence Européenne pour la Sécurité et la Santé au Travail qui correspond au texte suivant :

 

« Un état de stress survient lorsqu'il y a déséquilibre entre la perception qu'une personne a des contraintes que lui impose son environnement et la perception qu'elle a de ses propres ressources pour y faire face ».

 

Somme toute, cette définition s'inspire très fortement de celle proposée par LAZARUS & FOLKMAN en 1984 (eh oui ! Déjà près de 25 ans que l'on connaît bien ce phénomène) qui plaçaient déjà à l'époque la perception de l'individu au centre de ce syndrôme d'adaptation. C'est bien pour cette raison que la gestion du stress ne peut être envisagée sous une approche généraliste (comme le propose beaucoup) mais bel et bien personnalisée (ce que prône la méthode SCRIPT-ACTION).

 

LE MEILLEUR ET LE PIRE AUSSI DANS CE TEXTE...

 

Un point intéressant abordé dans l'accord concerne le besoin de réaliser une analyse de « facteurs » pour en permettre l'identification. Parmi ces facteurs, nous pourrons relever des notions telles que :

  • organisation ;

  • processus de travail ;

  • conditions et environnement de travail ;

  • communication ;

  • quelques notions subjectives (pressions émoitionnelles et sociales,...)

  • etc.

 

Il s'agit bien d'avoir une vision globale de l'entreprise et non parcellaire focalisée sur les conséquences du stress. Alors bien sûr, à tout problème de stress révélé, des mesures doivent être prises pour le prévenir, l'éliminer ou, à défaut, le réduire que ce soit au niveau individuel, collectif ou bien les deux à la fois.

 

Oui mais voilà, devant toutes ces bonnes résolutions, un problème de taille se dresse pour la mise en oeuvre au sein des entreprises : la responsabilité de déterminer les mesures appropriées incombe à l'employeur. Plus encore, « il importe de tenir compte [...] de la responsabilité des employeurs dans la lutte contre les problèmes de stress au travail ». Simple, efficace, radical... Si l'on voulait que cet accord ne se pérennise pas dans les entreprises, on ne s'y serait pas pris autrement. Avec cette précision, cela revient à peu près à mettre à disposition une pédale de frein sur laquelle ne manqueront pas d'appuyer de nombreux employeurs jusqu'à en traverser le plancher. D'ailleurs, il est à souligner que la délégation patronale a refusé que l'accord mentionne explicitement que ce texte sera décliné dans les accords de branche. Un signe ou une coïncidence ?

 

Pourquoi parler de responsabilité par rapport à un sujet qui concerne tout le monde. Certes, il est bien précisé dans ce texte que les institutions représentatives du personnel et, à défaut, les travailleurs, sont associés à la mise en oeuvre des mesures retenues par les employeurs. Ceci est très largement insatisfaisant : tous les acteurs de l'entreprise doivent exercer leurs forces de proposition respectives à tous les niveaux d'un dispositif de gestion du stress en entreprise à savoir l'identification des problèmes de stress, la proposition de solutions correctives, les actions pour la mise en oeuvre, le suivi et l'amélioration de ce dispositif ou bien encore la réflexion pour améliorer en permanence le dispositif retenu.

 

Pour faire un parallèle en prenant une illustration concrète qui s'est déroulée réellement au sein des entreprises, nous pouvons considérer la gestion du stress en entreprise comme une assurance qualité du bien-être des salariés. Il ne s'agit pas de désigner un(e) responsable « qualité bien-être » pour lui confier la mission de « porter » seul(e) ce dispositif comme cela a pu être le cas pour les responsables qualité en production, par exemple. Ce n'est pas à une seule personne de « porter » cette qualité mais à l'ensemble du personnel. Nous risquons sinon de voir se reproduire le travers de la déresponsabilisation des acteurs concernés qui ne perçoivent la démarche qualité que sous la forme d'une contrainte qu'il faut respecter à minima pour être « tranquille ». Ainsi, il semble innaproprié d 'évoquer une quelconque forme de responsabilité en matière de stress. De plus, cette connotation négative d'accusation s'avère peu propice au développement d'échanges constructifs à ce propos.

 

TOUT RESTE A FAIRE

 

Bon, disons que ce texte a déjà le mérite d'exister, ce qui en soit, est une excellente chose. Mais voilà... Un texte d'accord c'est bien, mais une nouvelle fois (encore ?), ceux qui sont directement concernés sont laissés un peu en plan avec des obligations sur les bras sans mode d'emploi. Ceci vaut aussi bien pour les employeurs que pour tous les autres acteurs de l'entreprise. Les médecins du travail ont été identifiés comme étant des « ressources » pour la détection des problèmes de stress au sein des entreprises. Pour le reste, le texte précise que lorsque l'entreprise ne dispose pas de l'expertise requise, elle peut faire appel à des experts externes. Il ne reste donc plus qu'à définir ce qu'est un expert en matière de stress en entreprise. Les débats sur ce sujet pourraient être fort intéressants pour séparer le bon grain de l'ivraie dans un domaine où les « experts » ne manquent pas.

par James BROSSEAU publié dans : MAITRISE DU STRESS & ACTUALITE
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Mercredi 11 juin 2008

 

Les négociations sont ouvertes depuis le 07/04/08 entre les partenaires sociaux et différents acteurs concernés pour transcrire en droit français l'accord-cadre européen de 2004 sur la détection et la prévention du stress au travail. Le 05 juin dernier, un titre évocateur et plein d'optimisme indiquait « Négociation constructive » à la une des Echos. Mais en lisant un peu l'article, ô stupeur, nous pouvons lire que cette équipe de travail n'a toujours pas défini ce à quoi correspond la notion de stress. On croit rêver : deux mois de discussion pour ne pas se mettre d'accord sur la définition même d'un syndrôme connu et étudié depuis fort longtemps. C'est un peu comme si vous aviez un bâteau (le projet en lui-même) en partance d'Ushuaia (ville bien connue désormais grâce à la célèbre émission éponyme animée par Nicolas HULOT – petite ville isolée, au climat rude et peu hospitalier, fréquentée seulement par des marins chevronnés un peu téméraires, bref, une illustration idéale pour décrire la situation de la gestion du stress dans nos entreprises aujourd'hui en France) pour rejoindre Brest. Pourquoi Brest ? Pourquoi pas. Au moins, ça se rapproche un peu de nous. Nous voici donc dans un bâteau (non pas une galère, pas encore) où l'on peut retrouver tout notre petit monde cité ci-dessus : instances représentatives des principaux syndicats, du patronat et quelques structures directement concernées par le sujet (ANDRH, ANACT, INRS, 2 ou 3 psychiatres, des spécialistes en organisation, etc.).

 

Soudain, le capitaine du navire (à supposer qu'il y en ait véritablement un) vient voir tout le monde en disant:

 

Capitaine : Je suis désolé, nous ne pouvons pas partir. Nous ne parvenons pas à démarrer le moteur, nous n'avons plus d'allumage (l'allumage correspondant peu ou prou à l'éléboration de la définition du stress). Ce que je vous propose, c'est que parmi vous, il y ait des volontaires pour se mettre à l'eau pour pousser notre embarcation. On va passer la seconde et dès que l'on aura atteint une vitesse suffisante, on mettra en prise mais il faudra pousser plus vite (j'espère qu'à ce niveau de l'histoire, personne n'est dupe sur la solution trouvée : démarrer une voiture en passant la seconde, passe encore, mais un bâteau... C'est bien là l'avantage de l'absurde, puisqu'on semble y être avec ce démarrage des négociations, amplifions quelque peu cette orientation).

 

Tout le monde acquiesce et applaudit à la solution trouvée pour pouvoir enfin larguer les amarres et prendre le large. Sauf qu'il faut maintenant trouver des volontaires pour aller à l'eau (pas chaude de surcroît). Avec une vitesse déconcertante, voici nommés en quelques minutes par les responsables des instances représentatives, tout un ensemble de petites mains (en l'occurence plutôt des petites jambes) à qui on a bien vendu l'idée qu'il s'agissait d'une mission importante qui compterait pour la suite de leur carrière au sein du mouvement. En moins de temps qu'il ne le faut pour le dire, notre bataillon de petites mains se retrouve en tenue de plongée, palmes aux pieds et prêts à se jeter à l'eau (sans jeu de mot cette fois-ci).

La dernière volontaire passée par dessus bord (non sans réticence car souffrant d'une peur panique de l'eau), Bernard ne peut s'empêcher, réflexe syndical oblige, de proposer :

 

Bernard : Je pense qu'il faudrait qu'on envisage une prime de palme pour ces travailleurs, comme il existe des primes de chaussures. Ils participent activement à l'avancée collective.

 

Sylvain, un représentant d'un autre syndicat, n'ayant pas tout bien entendu, le reprend avec aplomb :

 

Sylvain : Je ne crois pas que ce soit le moment de nous disperser. Nous avons décidé de nous rendre à Brest, ne commençons pas à vouloir changer de cap pour aller à Cannes. D'ailleurs, le festival est fini depuis longtemps et il n'est pas honnête de faire des promesses que nous ne serons pas en mesure de tenir. Et d'abord, la palme n'est pas une prime, c'est un prix. Il n'y a pas d'argent à gagner. Nous pourrons tout aussi bien marquer le coup à Brest sans avoir besoin de passer par Cannes.

 

Jacqueline, la collègue de Sylvain, lui glisse à l'oreille :

 

Jacqueline : Moi, j'y serai bien allé à Cannes. Tu y es allé, toi, cette année ?

 

Sylvain se tourne vers Jacqueline en lui répondant à voix basse :

 

Sylvain : Bien sûr, comme tous les ans. Cette année, on a trouvé un petit terrain de camping à 55 kms seulement de Cannes. Nous étions dans un petit bungalow avec de l'eau chaude tous les jours, à trois blocs des sanitaires et deux blocs de la barraque à frites. Avec ma femme, on a passé 15-jours-de-rêve !

 

Jacqueline : Et alors ? T'as vu des stars ?

 

Sylvain : Plein ! Tous les jours des nouvelles ! J'ai pris au moins 200 photos en 15 jours, de-la-folie ! On a même acheté Gala et Voici pour savoir qui on avait pris en photo.

 

Jacqueline : Ouahhh ! Super ! Ta passion pour le cinéma m'émerveille toujours. Tu y vas combien de fois par an ?

 

Sylvain : Entre 3 et 4 fois. Tu sais, avec les enfants, ça revient plutôt cher. Ca va parce que le CE se débrouille pour nous avoir des prix, sinon ce serait un luxe hors de notre portée.

 

Sylvain se met à rire en se rémémorant un épisode de son escapade cannoise :

 

Sylvain : Au fait, je t'ai pas dit : Le deuxième ou le troisième jour, je ne sais plus, il y avait un gros 4X4 de nanti garé bien en évidence à quelques pas du palais. Je suis monté sur le toit pour prendre des photos. La vue était géniale. Au passage, je lui ai fait un remake de l'avenue des stars à Hollywood. Il a les empreintes de mes Adidas bien inscrustées sur son toit.

 

Jacqueline : J'espère que tu n'as pas signé de ton nom ? Demande-t-elle avec un brun d'ironie et le regard espiègle.

 

Sylvain : Non, et c'est là le plus drôle. Avec ma clé de bungalow, plutôt que de dessiner une étoile, j'ai déssiné une enclume et je l'ai signée Bernard D. Syndicaliste.

 

Jacqueline : Pourquoi une enclume ?

 

Sylvain : Je le trouve un peu lourd Bernard, pas toi ? Lui adresse-t-il le regard complice.

 

Le couple de se met à rire à gorge déployée. Voyant la scène sans pouvoir entendre les paroles échangées par Sylvain et Jacqueline, Bernard s'adresse à son adjoint.

 

Bernard : Tu vois Maurice, je suis sûr qu'ils sont en train de se foutre de moi. J'ai bien compris la petite allusion avec la canne. Ca fait 15 jours que je boite et il ne trouve rien de mieux que de se moquer de moi.

 

Maurice : Oui, au fait, je l'ai remarqué aussi. Qu'est ce qui t'est arrivé ?

 

Bernard : C'était à Limoges lors de la dernière manif.

 

Maurice : Qu'est-ce qui s'est passé ?

 

Bernard : J'avais demandé à prendre une tête de manif ; tu comprends avec mes nouvelles responsabilités, il faut quand même que j'assure mon rang. Il ne restait plus que Limoges. Toutes les autres têtes de manif étaient prises. Je me suis rabattu sur Limoges un peu contraint et forcé. Mais faut savoir ce qu'on veut dans la vie, pas vrai ?

 

Maurice acquiesce d'un signe de la tête.

 

Bernard : Sauf qu'à Limoges, y avait pas un journaliste. Jamais là quand on a besoin d'eux, ceux-là, dit-il avec amertume.

 

Maurice : Je ne vois pas le lien entre les journalistes, la manif et ta jambe.

 

Bernard : C'est simple : quand il n'y pas de journalistes, les forces de l'ordre ont moins de scrupules à charger.

 

Le regard un peu triste, il poursuit :

 

Bernard : Il ne se passait pas grand'chose dans la manif. Quitte à être en tête de manif, j'ai pris l'initiative pour créer l'événement, faire que ça bouge un peu et j'ai alors crié « Direction la Préfecture, allez tous à la Préfecture ».

 

Après quelques instants de silence et voyant le regard étonné de Maurice.

 

Bernard : C'était pas prévu dans le parcours. Les forces de l'ordre ne l'ont pas bien pris et surtout n'ont pas voulu le comprendre. Ils ont chargé. Et quand ils chargent, c'est les 3 premiers rang de la manif qui trinquent. On a eu une clavicule de cassée, un nez fracturé et moi ma jambe.

 

Maurice : Dur...

 

Bernard : Comme tu dis. Ils m'ont pris pour le meneur. Y en a 2 qui sont venus avec leur bâton, tu sais celui avec une poignée sur le côté.

 

Maurice : Un tonfa.

 

Bernard : DO-FA ?! (encore un qui ne connaît rien à la musique de Police).

 

Maurice : Non, ton-fa, s'applique-t-il en articulant distinctement.

 

Bernard : Oui, enfin peu importe : ils m'ont roué de coups et j'en ai pris une bonne série sur la jambe droite. Depuis je boite. Alors quand je vois ces imbéciles qui se permettent de plaisanter avec ça, et ben moi, ça me révolte.

 

Maurice : J'te comprends. Pour moi ce serait pareille.

 

Bernard : Aaaaahhhh, y veulent faire de l'esprit ! Eh ben je vais leur en donner l'occasion. Je vais leur mettre un vote barrage à toutes leurs propositions sur ce coup-là, dit-il le menton avancé en direction de Sylvain et Jacqueline. Un mur qui vont avoir en face d'eux. Et c'est pas une canne qui leur faudra pour passer par-dessus, c'est une PERCHE, dit-il d'un ton sec et bien appuyé. Je vais te les mettre au régime Galfione pour toute la traversée. On verra bien s'ils vont continuer à faire les malins après ça. J'te leur en donnerais moi des cannes, bande de minus.

 

C'est alors que, surgis de nul part, se retrouvent sur le pont une équipe de DRH, de réprésentants d'ANACT, de l'INRS et 2 ou 3 psychiatres un peu perdus, en bleu de travail, les vêtements et le visage noircis par différentes substances grasses de mécanique (normal, ils sont directement sur le terrain). L'un d'eux prend la parole :

 

Mécano 1 : On peut vous proposer de mettre le moteur en route en le lançant à la main (ce qui reviendrait, dans la vraie situation à envisager le problème sous l'angle des personnes souffrant de stress et non en fonction des forces en présence dans cette négociation).

 

Une autre syndicaliste appartenant à un troisième mouvement prend la parole :

 

Murielle : Là, je pense que ce n'est vraiment pas une bonne idée. C'est déjà assez compliqué comme ça. Inutile d'en rajouter. Nous gérons déjà parfaitement la situation.

 

Bernard : Je suis d'accord.

 

Jacqueline : Merci les gars mais vous allez nous être plus utiles en huilant et graissant le moteur pour pas qu'il « tousse » et s'arrête dès le démarrage (c'est vrai qu'un peu de fluidifiant de communication, ça aide bien pour que le moteur ne cale pas en cours de route). Super ! C'est gentil tout de même d'y avoir pensé, dit-elle en levant les deux pouces pour tenter de délivrer un signe de reconnaissance positif. Mais nous avons la situation bien en main. Pas vrai les collègues ?

 

Et toutes les instances syndicales d'acquiescer ensemble pour se débarrasser au plus vite de ces empêcheurs de tourner en rond.

 

Alors que le petit groupe, déçu de se voir remercié si rapidement, repart tête baissée à fond de cale où se trouve les machines, surgissent deux hommes habillés de vêtements qui trahissent à la fois leur position sociale et leur aisance financière. Avec une bonne heure de retard, ils arrivent sur le bâteau et se frayent un passage pour rejoindre leurs interlocuteurs privilégiés. Il prennent bien soin de ne pas entrer en contact avec les membres de l'équipe de « mécanos » afin de ne pas se salir et conserver ainsi leur image soignée. L'un d'eux s'adresse au capitaine.

 

Charles-Henri : On m'a dit qu'il y avait un problème avec la seconde. De quoi se plaignent-ils ? S'ils voulaient voyager en première, ils n'avaient qu'à travailler davantage. Ils le connaissent pourtant par coeur le slogan : « Travailler plus pour gagner plus ». Ca nous coûte assez cher comme ça. Se retournant vers son acolyte, il ajoute : De toute façon, c'est toujours les mêmes qui payent et toujours les mêmes qui ne sont jamais contents de tous les efforts que nous faisons.

 

Sylvain le reprend aussitôt :

 

Sylvain : Oui, mais ça ne vous a pas coûté bien cher ces dernières années. Vous en avez bien profité sans que ça vous coûte un rond !

 

Charles-Henri : Vous voyez, s'adressant à Sylvain, il est là votre problème : vous polémiquez sur tout.

 

Sylvain : Et quoi ?! Finissez au moins votre phrase. Allez jusqu'au fond de votre pensée.

 

Charles-Henri : Je viens de le faire, je ne vois pas ce que vous voulez de plus.

 

Sylvain : Vous venez de me dire que « moi, Paul et Mickey surtout » et vous ne finissez pas votre phrase. Vous, votre problème, c'est de ne jamais dire les choses clairement. On ne sait jamais à quoi s'en tenir avec vous. Si vous étiez plus clairs dans vos explications, ça simplifierait la vie de tout le monde sur ce bâteau.

 

Les deux nouveaux arrivants se regardent ébahis sans savoir quoi répondre.

 

Jacqueline glisse à voix basse à Sylvain.

 

Jacqueline : Je crois que là, tu les as bien scotchés. Regarde, ils ne savent plus quoi dire. Bien Sylvain, c'est un bon début, le félicite-t-elle avec une tape amicale dans le dos.

 

Sylvain : Oui, je m'échauffe un peu. C'est important de toujours bien s'échauffer avant une traversée (une négociation dans la vraie situation) comme celle-ci. Un manque d'échauffement et on risque non seulement d'obtenir des résultats mais pire encore, on risque de plomber notre image de syndicaliste.

 

Jacqueline : Tu as raison. Ce serait vraiment bête.

 

Nos deux nouveaux compères s'éloignent un peu pour pouvoir discuter tranquillement.

 

Charles-Henri : Je trouve que tu ne m'aides pas beaucoup sur ce coup là, Jean-Eudes. Je ne sais pas ce qui se passe en ce moment chez toi. Je te sens absent. As-tu des problèmes dont nous pourrions parler ?

 

Jean-Eudes : Non... Pas vraiment... lâche-t-il avec hésitation.

 

Charles-Henri : Aux deux dernières réunions au siège, tu n'es même pas venu. Il y avait Alexandra qui revenait des Maldives. Elle avait une mine superbe. Elle a d'ailleurs demandé de tes nouvelles.

 

Jean-Eudes : Mais n'y est-elle pas déjà allée aux Maldives cette année ?

 

Charles-Henri : Non, tu confonds avec Marie-Bénédicte. Tu vois, tu ne suis plus rien. Je suis inquiet. Les autres vont finir pas se poser des questions, dit-il le regard de plus en plus inquiet.

 

Jean-Eudes : Oui, je sais, ce n'est pas bien, mais j'avais beaucoup de boulot ces derniers temps, dit-il l'air embarrassé.

 

Charles-Henri : Quoi ? Comment ça ? Le reprend-il d'un ton sec et en fronçant les sourcils.

 

Jean-Eudes : Oui... hésite-t-il prenant conscience de la gêne qu'il venait de provoquer chez son interlocuteur. J'ai des problèmes avec cette résidence secondaire que nous faisons construire à Courchevel. Les travaux n'avancent pas. Ils viennent de me dire que la piscine intérieure n'est pas aux normes, il faut en concevoir une plus petite. Et puis ils ne veulent pas qu'on abatte les arbres pour dégager la vue sur la montagne. Que des tracas. Et puis tu sais ce que c'est : quand on ne fait pas soi-même, rien n'avance. Alors je fais sans cesse des aller-retours sur Courchevel pour superviser tout ça.

 

Charles-Henri : Tu me rassures, dit-il avec un soupir de soulagement. Si ce n'est que ça, il suffit juste que tu nous le dises et puis nous n'en parlerons plus. Nous avons tous nos moments de faiblesse, lance-t-il en s'esclaffant et en se renvoyant en arrière.

 

Jean-Eudes fait de même en forçant un peu son rire (passe encore pour une bourde mais attention de ne pas en commettre une deuxième d'afillée). Il se met à l'arrière du bâteau et arrangue les petites mains qui tentent de faire prendre de la vitesse au bâteau en battant des pieds (les connaisseurs apprécieront : les petites mains qui battent des pieds...).

 

Jean-Eudes : Bon ! Oh ! S'écrit-il. Va falloir prendre un peu de vitesse, là, hein ? Plus grands les battements, je vois pas d'écume derrière. Allez hop, hop, hop, leur crie-t-il en indiquant bras tendus le rythme qu'il souhaite qu'ils prennent. C'est pas vrai ça ! Si on ne surveille pas, rien ne se fait correctement, lance-t-il à qui veut bien l'entendre.

 

Charles-Henri : Je te retrouve enfin. Tu m'as fait peur tout à l'heure, lui dit-il avec un large sourire au plaisir de retrouver l'image du collègue qui lui est familière.

 

Après avoir jeté un oeil au changement de rythme des nageurs d'infortune, il reprend:

 

Charles-Henri : Tu sais, il faut que tu fasses plus attention à ce que tu dis. Ce que tu as dit tout à l'heure, ça pourrait être mal interprété au siège. Il y en a qui prendrait ce genre de réponse pour de l'ironie, voire même une moquerie sarcastique. Sois plus vigilant à l'avenir. Moi je veux continuer à travailler avec toi. Nous formons vraiment une bonne équipe. Ensemble, nous n'avons rien lâché sur les dernières traversées (négociations dans la réalité).

 

Jean-Eudes : J'ai bien compris la leçon. J'y veillerai à l'avenir. Tu peux compter sur moi.

 

Alors que le bâteau s'éloigne doucement, toutes ces péripéties ont attiré l'attention d'une colonie de manchots qui restent plantés là sur leur banquise. Ils s'établissent ainsi régulièrement dans des endroits où l'on « cause » pour se montrer. Ayant quelques notions de langue manchote, voici une bribe de discussion saisie au hasard et traduite pour vous :

 

Manchot 1 : Je trouve inacceptable que ce problème (la traversée ou bien plus réellement la gestion du stress) ne soit pas encore solutionné à notre époque. Au XXIème siècle, permettez-moi de vous dire que je trouve cela tout bonnement scandaleux.

 

Manchot 2 : Ta prise de position est osée mais elle t'honore. Je suis admiratif devant ton courage pour assumer tes opinions.

 

Manchot 3 : Mais ne pourrait-on pas parler plutôt d'une crise sociétale mal anticipée qui nous cause actuellement les plus grandes difficultés compte tenu du contexte de la mondialisation ?

 

Prenant conscience de sa hardiesse intempestive, le premier manchot se ravise.

 

Manchot 1 : Tu as raison. Je ne l'avais pas envisagé sous cet angle. Ton point de vue est intéressant. Il mérite qu'on en débate plus longuement.

 

Laissons entre eux ces adeptes du concensus mou qui semble aussi être partagé dans les terres arides de l'extrême sud par une armée de volatile au smoking bien ajusté.

 

Bon, on arrête là. Résultat de ce billet : il ne sert à rien. Beaucoup de texte pour ne rien dire et ne rien faire si ce n'est de s'enfoncer un peu plus dans l'absude.

Bien sûr, je tiens à dire que ces portraits ont été brossés en exagérant fortement le trait et surtout qu'ils ont été dressés sans méchanceté mais seulement avec une pointe d'ironie et une once d'humour pour se détendre un peu. J'ai beaucoup sourit en l'écrivant ; j'espère qu'il en a été de même pour vous en le lisant. Pour revenir à ces négociations qui doivent se clore normalement le 04/07/08, une chose quasi-certaine demeure cependant : nous ne sommes pas prêts d'arriver à Brest...


Au loin dans la foule, Charles-Henri entend qu'on l'appelle. Il voit arriver Jean-Eudes à son niveau tout essouflé :

Jean-Eudes : Ah, tu es là. Je te cherche partout depuis 5 minutes. Bernard est en train de dire à tout le monde que tu as subtilisé la boussole pour qu'on se perde en cours de route. Il faut que tu viennes, dit-il avec insistance.

Charles-Henri : Je vois que tout le monde est prêt. J'arrive...

Il lance un dernier regard vers l'horizon où se lève le soleil. Il prend une grande respiration comme un sportif avant l'entrée en compétition et part à grandes enjambées vers le local où se déroulent les discussions.

Charles-Henri : Je tiens à dire que ces attaques calomnieuses sont tout simplement i-nac-cep-ta-bles, vocifère-t-il l'index tendu et battant la mesure.

(Désolé, je sais, ce n'est pas bien, mais c'est trop bon ! Désolé...)
par James BROSSEAU publié dans : MAITRISE DU STRESS & ACTUALITE
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Dimanche 18 mai 2008


Un article a été publié le 13 mai dernier sur le site du journal Les Echos à propos d'un coût potentiellement important pour les entreprise en ce qui concerne les troubles psychosociaux où l'on trouve le stress en première position.
http://www.lesechos.fr/management/actu/4723844.htm

Cet article est fort intéressant car il nous fait prendre conscience de l'ampleur du coût que peut occasionner ces troubles pour une entreprise.

Malheureusement, nous pouvons constater que la majorité des acteurs impliqués dans ce proclèmes restent englueés dans des vieux schémas qui sont au mieux stériles et au pire (à savoir dans une grande majorité des cas) contre-productifs pour de pas dire destructeurs.

Le stress en milieu professionnel ne mérite pas une approche qui consiste à rechercher des responsabilités. Elle ne mérite pas non plus une démarche qui consiste à minimiser les risques de pertes. Et enfin, elle ne mérite surtout pas que s'ouvre une guerre de tranchées dans lequel chaque acteur campe sur ses positions pour faire en sorte que "l'adversaire" ne gagne pas un pouce de terrain. Dans ce système, tout le mode est perdant et en premier lieu les personnes qui souffrent de stress.

Mais plutôt que de critiquer ces pratiques d'un autre âge, il est plus intéressant de proposer des solutions constructives :  
- Le stress suppose qu'on l'aborde ensemble (tous les acteurs concernés) pour trouver de vraies solutions et non mener des négociations de bouts de chandelles.
- Les solutions pour gérer le stress en entreprise n'ont rien à gagner avec une démarche qui consiste à identifier des boucs émissaires. Le travail collectif se doit de respecter un principe d'équité en plaçant tous les acteurs sur un même pied d'égalité. Pas de responsabilité sinon une obligation d'identifier et de proposer de vraies solutions concrètes, pragmatiques et opérationnelles rapidement.
- Les solutions pour gérer le stress en milieu professionnel ne coûtent pas plus chères puisqu'il s'agit d'un mode d'organisation comme les autres (comme ceux qui existent à l'heure actuel et qui présentent leurs limites). La seule chose qui risque de coûter, c'est la diminution des jeux de pouvoir bien en vogue dans un certain nombre d'entreprise.
- Les solutions nécessitent d'envisager deux types d'approche : une orientée gestion et l'autre orientée prévention.
- Les solutions méritent d'être partagées entre, d'une part, les systèmes d'organisation (selon une approche collective), et d'autre part, sur les capacités de chacun(e) à gérer son propre stress (selon une approche individuelle).
- Une prise en compte du stress n'est pas une démarche ponctuelle mais bien continue et permanente au sein de l'entreprise (au même titre que la qualité - d'ailleurs la gestion du stress ne correspond-t-elle pas à la qualité de vie au travail ?). Le stress est une donnée à mesurer et à prendre en compte dans l'élaboration de stratégies pour que celles-ci soit efficaces et couronnées de succès partagés.
- La démarche pour trouver des solutions face au stress en entreprise ne peut se faire sur la crainte de sanctions, bien au contraire. Il est plus constructif et plus évolutif de l'envisager selon les économies réalisées mais aussi et surtout par rapport aux gains substentiels qui seront récoltés avec les solutions apportées.
- Les solutions à apporter en matière de stress entraînent automatiquement des gains RH plus que significatifs.
- Toute situation de stress au sein de l'entreprise mérite de faire l'objet d'un travail spécifique pour, d'une part, le gérer, et d'autre part, pour enrichir le système (afin qu'elle ne soit pas reproduite et que l'on puisse trouver des solutions pour progresser à l'avenir).

Ce ne sont que quelques pistes parmi tant d'autres. Cette approche permet de passer d'une stratégie d'évitement (comme celle développée dans l'article des Echos) à une stratégie de progression (comme celle choisie par la méthode SCRIPT-ACTION). Les choses ne sont ni complexes ni compliquées dès lors que nous ne voulons pas qu'elles le soient... 

par James BROSSEAU publié dans : MAITRISE DU STRESS & ACTUALITE
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Dimanche 27 avril 2008
 

Les dossiers, articles, sites, blogs présentent souvent le stress comme s'il s'agissait d'une pathologie avec un spectre relativement bien défini, un peu à l'image d'une grippe ou bien d'un virus pathogène. Ainsi, on peut trouver des définitions (qui sont, pour la plupart, exactes et formulées judicieusement), des propriétés, des facteurs agravants, etc. Les conseils apportés, visent, en règle générale, à éviter le déclenchement du stress et/ou son développement. Ces apports balayent de manière très large : chaque personne victime du stress peut s'y retrouver en partie. Mais en partie seulement car voilà : le stress n'est pas un syndrome figé ni même uniforme. C'est dans cette caractéristique fondamentale que réside toute la difficulté de sa gestion. En effet, il s'avère inapproprié d'envisager une gestion standardisée qui serait censée fournir une réponse adaptée et efficace pour tout le monde. La gestion du stress suppose en réalité une approche totalement à l'opposé de cette considération généralisatrice.

 

NOUS SOMMES TOUTES ET TOUS DES ETRES UNIQUES

La tendance forte que nous pouvons observer depuis plusieurs années consiste à uniformiser, standardiser, homogénéiser. Malgré les discours de bonnes intentions (en façade parfois...), la diversité n'est pas très tendance (preuve en sont les difficultés réelles, persistentes et récurrentes dans notre société : jeunes/vieux, hommes/femmes, majorité/minorité, riches/pauvres, etc.). A grand renfort de statistiques, nous sommes parqués dans des catégories qui nous enlèvent peu à peu toutes nos richesses personnelles. Nous « appartenons » à telle ou telle catégorie. Pire encore, des normes sont établies arbitrairement pour devenir des références qu'il est de bon ton de suivre. Ainsi, dans telle catégorie, il est de bon ton de s'habiller de telle manière, avoir suivi tels types d'études, consommer tels types de produits, aller en vacances à tel endroit, etc. La liste est suffisamment longue pour nous y perdre facilement au point de ne plus savoir qui nous sommes en réalité (si ce n'est un numéro anonyme dans quelques statistiques qui ne veulent plus rien dire). Or, depuis notre naissance, nous vivons une histoire qui nous est propre. Nous évoluons dans des environnements spécifiques plus ou moins diversifiés. Nous y côtoyons des personnes qui occupent différents statuts. Nous recevons une éducation à l'école mais aussi au sein de notre cellule familiale. Tout ceci nous permet d'acquérir savoir, savoir-faire et savoir-être et tout ce qui fait fait que, par rapport à cet angle de vue, nous sommes déjà toutes et tous des êtres uniques. En outre, nous avons nos propres caractéristiques physiques : taille, poids, couleur de cheveux, couleur des yeux, morphologie, etc. Et enfin, notre personnalité participe aussi largement à notre unicité avec tout ce qu'elle comprend d'attitudes, de comportements, de sensibilités.

 

NOTRE PERSONNALITE EN 5 DIMENSIONS

Notre personnalité s'avère être l'une de nos caractéristiques personnelles les plus complexes, et ce, aussi bien au niveau de sa construction que de son évolution. Elle se forge au gré de nos expériences de Vie tout au long de notre histoire personnelle. Les membres de notre famille, les environnements dans lesquels nous évoluons, les personnes que nous fréquentons, nos activités privées et professionnelles, etc., tous ces facteurs participent à la construction et à l'évolution de notre personnalité. Il existe de nombreux travaux sur la personnalité. Des tests ont même été créés pour la rendre plus concrète car, dans la vraie Vie de tous les jours, elle reste un ensemble de caractéristiques immatérielles. La méthode SCRIPT-ACTION propose de définir la personnalité selon 5 axes différents : intellectuel, opérationnel, relationnel, émotionnel et corporel (les autres axes éventuels ne sont que des déclinaisons de ces 5 axes fondamentaux). Cette approche respecte le côté unique de chacun(e) d'entre nous. La possibilité d'observer deux personnalité identiques s'avère être extrêmement faible avec le système de mesure proposé par la méthode SCRIPT-ACTION. Elle représente le point de départ qui permet de personnaliser entièrement la gestion de votre propre stress (qui n'a rien à voir avec celui de quelqu'un d'autre).

 

VOTRE PROFIL DE STRESS PERSONNEL

Votre profil de personnalité vous caractérise en tant qu'être unique (avec vos forces et vos faiblesses, comme tout le monde !), mais ce n'est pas tout : il peut également vous servir à dresser votre profil de stress. En effet, tout comme votre profil de personnalité, vous pouvez vous définir par rapport de votre profil de stress. Celui-ci vous permet de mieux comprendre votre stress personnel et comment il fonctionne. Il vous donne accès à vos vulnérabilités et vous amène ainsi à découvrir que votre stress ne frappe pas au hasard, bien au contraire. Votre profil de stress vous aide à identifier les mécanismes qui régulent l'impact de votre stress sur vous. La méthode SCRIPT-ACTION vous invite à dresser votre profil de stress dès la première étape pour personnaliser votre gestion du stress mais aussi pour renforcer vos actions lors des étapes suivantes. Cette approche ne vous propose pas de gérer le stress dans sa grande généralité mais au contraire d'apprendre à gérer votre propre stress, celui que vous pouvez parfois vivre au quotidien avec ses impacts qui vous touchent là où cela vous fait le plus mal. Mieux comprendre votre stress pour mieux le gérer, telle est la vocation de plusieurs étapes de la méthode SCRIPT-ACTION.

par James BROSSEAU publié dans : MAITRISE DU STRESS & ACTUALITE
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